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Institut de Médecine et d'Epidémiologie Appliquée (IMEA)
Fondation Internationale Léon MBA Faculté Denis Diderot Paris 7 (site Xavier Bichat) Département de Santé Tropicale 16, rue Henri Huchard - 75018 Paris imea@univ-paris-diderot.fr - Tel : 33 - (0)1 - 57 - 27 - 78 - 12 |
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Toxicomanie en Afrique sub-saharienne : Ne pas se voiler la face. Jeudi 04 décembre 2008 |
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Symposium organisé par l'IMEA, avec le soutien des Laboratoires Boehringer-Ingelheim Au cours de l'ICASA, Dakar Hôtel Méridien - Salle B 5/6 - 18h30 - 20h30 Présidents : Pr M Gueye (Dakar) et Pr PM Girard (Paris) Programme |
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• Communications :
• Table ronde et Discussion : - Pr. S Eholié, Abidjan, - Dr G Raguin (Esther), - Pr J Delafosse (Hôpital psychiatrique, Abidjan), - Dr I Ba (CHU Fann, Dakar), - Dr Aïda Sylla (Ministère de la Santé, Sénégal), - Cheik Diop (Centre d'Information et de Sensibilisation sur les Drogues, CISD, Thiaroye, Sénégal), - Dr M Molnar (UNODC, Dakar). La toxicomanie tout comme l'homosexualité demeure un sujet tabou en Afrique. Bien que sous-notifié, méconnu voire volontairement ignoré, l'usage de drogues intraveineuses et autres conduites addictives sont une réalité en Afrique. Les toxicomanes sont dans la majorité des pays du continent africain avant tout victimes de répression plutôt que bénéficiaires de soins adaptés. A cette vulnérabilité sociale, s'ajoute l'insuffisance de prise en charge, avec comme premier recours aux soins, les services de psychiatrie dont la perception est généralement négative au sein de nos communautés. Cette marginalisation est encore aggravée chez les PVVIH déjà victimes de discrimination. L'usage de substances addictives chez les PVVIH est rarement documentée avec comme corollaire l'absence de dispositif d'accompagnement thérapeutique. En effet, les praticiens rompus à la prise en charge thérapeutique des PVVIH ont peu ou pas d'expérience en addictologie, ce domaine étant généralement réservé aux psychiatres dans le contexte africain, alors que ces derniers sont rarement formés au dépistage et au suivi des patients infectés par le VIH. Au-delà des risques de transmission du VIH par le partage de seringues, la consommation de substances récréatives fragilise les politiques de prévention. Les décideurs politiques, la société civile, les acteurs de soins et les associations de personnes vivant avec le VIH ont le devoir de se mobiliser et de construire des solutions idoines face à ce fléau émergent en Afrique dans des régions à haute prévalence de haute vulnérabilité vis-à-vis de l'infection par le VIH. Ce colloque organisé par l'IMEA(1), RESAPSI(2) et THS(3) conviera des acteurs du Nord et du Sud à apporter un éclairage sans concession sur les réalités de ce fléau émergent. (1) IMEA : Institut de Médecine et d'Epidémiologie Appliquée, Fondation Internationale Léon Mba. (2) RESAPSI : Réseau Africain des Praticiens assurant la prise en Charge Médicale des Personnes vivant avec le VIH. (3) THS : Toxicomanies, Hépatites, Sida. |
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