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Institut de Médecine et d'Epidémiologie Appliquée (IMEA)
Fondation Internationale Léon MBA Faculté Denis Diderot Paris 7 (site Xavier Bichat) Département de Santé Tropicale 16, rue Henri Huchard - 75018 Paris imea@univ-paris-diderot.fr - Tel : 33 - (0)1 - 57 - 27 - 78 - 12 |
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Le site ANRS Sénégal :
La recherche virologique |
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Coordination Sud : Dr. I. Ndoye Coordination Nord : Pr. P-M. Girard |
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Le Site ANRS Sénégal
La recherche virologique sur le VIH
Perspectives : Le bilan scientifique de ces projets sur la diversité génétique du VIH suffit à montrer à quel point il était important que de telles études soient faites. Ces résultats sont une référence internationale. Ces études ont, par ailleurs, eu un rôle formateur et structurant qui ne se limite pas au seul Sénégal. Les conséquences de cette diversité génétique, son évolution constante, font qu'à notre avis, l'étude de la dynamique de distribution des souches VIH-1 en corrélation avec l'épidémie doit se poursuivre. Les résultats qui seront présentés sur la RDC (qui ont fait l'objet d'une présentation orale lors de la dernière CROI) sont là pour en témoigner. L'étude de la résistance aux ARV dans le contexte de la diversité génétique et de l'introduction des ARV est plus que jamais d'actualité. L'importance des phénomènes de recombinaisons génétiques observés lors de ces études d'épidémiologie moléculaire suggère que les phénomènes de super-infection sont loin d'être rares. Afin de mieux les étudier un nouveau projet vient d'être validé par l'ANRS qui sera coordonné au Nord par M.Peeters et au Sud par S.Mboup, Halimatou Diop en fera son sujet de thèse : Etude de la prévalence des doubles infections et l'incidence des super-infections avec un sous types/CRT différent dans 2 cohortes de patients en Afrique (Sénégal, Cameroun). Les analyses phylogénétiques de nombreuses souches d'origine géographique diverse ont permis d'établir une classification des VIH-1 en 3 groupes (M, N et O), 9 sous-types (A à D, F à H, J et K) et 15 CRFs (forme de recombinant circulant). A côté des CRFs qui jouent un rôle majeur dans l'épidémie globale, de nombreux autres virus recombinants ont été documentés. En Afrique, entre 10% à > 40% des souches VIH-1 pour lesquels 2 ou plusieurs régions différentes du génome ont été caractérisées, appartiennent à un sous-type/CRF différent selon la région étudiée. Les recombinaisons sont le résultat d'infections simultanées par plusieurs variants de VIH. L'existence d'un grand nombre de virus recombinants montre de facto que les co-/super infections sont loin d'être un événement exceptionnel. Cependant, la fréquence réelle des co-/super-infections n'est pas encore connue. De la même faĜon, les conséquences biologiques des recombinaisons et des super-infections ne sont pas élucidées. L'objectif principal de cette étude est de documenter la prévalence des doubles infections et l'incidence des super-infections par 2 sous-types/CRFs différents dans 2 cohortes de patients vivants avec le VIH en Afrique (Sénégal et Cameroun) et suivis depuis 1996/1997. Habituellement les doubles infections sont identifiées par clonage et séquençage de multiples clones pour chaque individu à un moment précis. L'identification des super-infections sur un grand nombre d'échantillons nécessite des outils simples et peu coûteux en temps. La technique HMA autologue suivie de clonage et de séquençage, des PCRs sous-type/CRF spécifiques, ou des tests d'hybridations avec des sondes sous-type/CRF spécifiques sont des alternatives. Dans une étude antérieure nous avons utilisé l'HMA-autologue sur gel polyacrylamide pour identifier des co-infections dans une cohorte de prostituées à Bobo-Dioulasso, mais la faible prévalence des co-infections (1.2%) comparée à 10% dans une population de donneurs de sang en Afrique de l'Est par la technique MHA (Multi-region Hybrydization Assay, essai d'hybridation multi-région), suggère que l'approche HMA autologue n'est pas assez sensible. Nous proposons d'optimaliser la technique HMA autologue par électrophorèse sur gel en utilisant un séquenceur capillaire, et de développer un test MHA capable de détecter simultanément les doubles infections, recombinaisons et identification des sous-types/CRF impliqués dans les doubles infections. Cette dernière technique a déjà été validée pour discriminer les sous-types A, C et D en Afrique de l'Est avec une sensibilité et une spécificité élevée pour l'identification des sous-types, doubles infections et virus recombinants. Nous proposons d'étendre cette approche aux sous-types A, C, D, F, G, H, CRF02-AG et CRF06-cpx, prédominants en Afrique de l'Ouest et de Centre Ouest. La sensibilité et la spécificité des techniques HMA et MHA pour la détection des doubles infections seront évaluées sur un panel de souches de référence et en mélangeant 2 populations virales en différentes proportions. La comparaison de ces techniques permettra d'identifier une stratégie/algorithme pour le criblage d'un large nombre d'échantillons et d'estimer leurs limites, tenant compte des différents impératifs techniques (différence d'équipement des laboratoires au Sud et au Nord). Selon l'algorithme défini, la prévalence des co-infections et l'incidence des super-infections par deux sous-types/CRFs sera déterminée dans deux cohortes de patients vivants avec le VIH au Cameroun et au Sénégal. La technique MHA sera également adaptée pour l'ARN viral plasmatique, afin de quantifier chaque variant impliqué dans une double infection et d'étudier ainsi la dynamique entre les populations virales pendant l'infection VIH. Le suivi longitudinal permettra d'identifier la fréquence et la vitesse à laquelle les virus recombinants se forment. Pour l'étude proposée, nous disposons déjà du matériel biologique (prélèvements séquentiels stockés au moins 2 fois par an) ainsi que des données cliniques, immunologiques et virologiques sur l'évolution de l'infection chez chaque personne incluse dans ces 2 cohortes (n=500). En perspective, cette étude permettra éventuellement en fonction de la prévalence des co-/super-infections dans ces deux cohortes, d'étudier les facteurs cliniques, virologiques et immunologiques associés à ces super-infections et de comparer l'évolution de l'infection VIH chez des patients co-/super-infectés versus mono-infectés. |
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